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Articles pour une compréhension une peu plus approfondie du sentiment végane.

Couverture : Comprendre la vystopie : Petite excursion dans l'esprit d'un(e) antispéciste

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La «vystopie» (vystopia, en anglais) est un mot inventé par **Claire Mann, psychologue végane**. C'est la «crise existentielle vécue par les véganes, née de la […] prise de conscience de la cupidité, de l'exploitation animale omniprésente et du spécisme dans une dystopie moderne.» La vystopie est un sentiment réel, persistant et dont il faut parler. Ce n'est pas le symptôme d'un trouble mental ou d'une hypersensibilité, c'est plutôt une **réaction humaine normale et nécessaire devant la réalisation de l'énormité de la cruauté envers les animaux non-humains**. Je n'aurais jamais pu comprendre la vystopie avant de la vivre réellement. Lorsque j'étais omnivore et même végétarienne, je n'avais pas les outils pour comprendre ce qu'est vraiment la vystopie, je la considérais comme un excès de sensibilité irrationnelle. Voilà pourquoi j'ai créé la mise en situation suivante : imaginez-vous dans cette situation, et vous comprendrez une grande partie de ce que les véganes vivent continuellement.

Imaginez que vous vivez au sud des États-Unis au début des années 1800. Vous avez grandi dans une famille blanche, qui possède des champs de coton depuis des générations et des générations. Depuis que vous êtes tout petit, on vous apprend que pour faire fonctionner l'entreprise familiale, il faut posséder des esclaves noirs. Toute votre famille vous transmet ses valeurs : vous apprenez que les noirs sont moins intelligents que les blancs, qu'ils sont inférieurs. On vous dit que les blancs donnent aux esclaves la meilleure vie possible, car après tout, c'est un honneur pour eux que de servir ceux qui ont bâti le plus grand et respectable pays. Vous apprenez que l'État dans lequel vous grandissez a des lois qui font en sorte que les esclaves «appartiennent» à leur propriétaire et que les droits humains ne s'appliquent pas aux noirs, ce sont des sous-humains. Tout le monde pense ainsi : toute votre famille, vos voisins, les politiciens, vos amis, vos professeurs, les médecins, les personnes influentes. Vous grandissez en croyant à tout cela, comment pourriez-vous faire autrement? Ce sont des valeurs que vos parents vous ont inculquées depuis votre plus jeune âge. Vous n'avez jamais entendu de discours différent de celui de votre communauté. Vos parents sont des gens bons, des personnes aimantes et intelligentes, vous leur faites confiance, tout comme vous faites confiance à ceux qui dirigent l'État. Tous ceux autour de vous ne veulent que le meilleur pour les autres, vous en êtes persuadé.

Un jour, un événement fait en sorte que vous questionnez tout le système hiérarchique dans lequel vous vivez. Vous réalisez que les gens noirs ne sont pas moins intelligents ni moins respectables que les blancs. Ils souffrent de l'injustice, comme les blancs souffriraient s'ils étaient à leur place. Ils ont les mêmes capacités physiques, intellectuelles, émotives que les blancs. Tout ce qui les distingue est leur couleur de peau, et vous réalisez que ce n'est pas un critère moralement pertinent. Ça vous frappe de plein fouet. Tout ce que vous connaissiez devient faux. Vous réalisez qu'on vous a menti, et que tout ce que vous teniez comme vérité n'est basé que sur une croyance injuste, et non sur des faits. Votre réalité s'effondre.

Vous bouillez d'impatience à partager ce que vous avez découvert avec votre entourage. Les membres de votre famille, quand vous les mettrez au courant de tout ce que vous avez compris, vont enfin comprendre la vérité. Vous savez qu'ils seront reconnaissants de leur avoir ouvert les yeux et qu'ils se joindront à vous pour dénoncer cette injustice. Alors confiant, vous racontez à votre famille tout ce que vous avez appris. Mais ils ne réagissent pas comme vous l'aviez prévu. Ils vous disent que vous avez subi un lavage de cerveau de la part des extrémistes. Que se préoccuper des droits civils des noirs, c'est de la sensiblerie. Que les noirs ont un toit pour dormir et de la nourriture sur leur table, qu'ils ne sont pas maltraités par leurs propriétaires, alors il n'y a pas de quoi faire un drame. On vous dit : «De toute façon, on a toujours fait comme ça! Les champs de coton sont un héritage familial, de quel droit oses-tu critiquer les traditions ancestrales? C'est comme ça qu'on a toujours fait, et ça continuera. Mieux vaut que tu t'habitues et que tu t'endurcisses. »

Vous vous attendiez à ce que vos parents bienveillants comprennent… Quelle déception et frustration vous éprouvez, quand au lieu de tout ça, ils se mettent à justifier l'oppression. Vous répétez le processus avec vos amis les plus proches. Eux, au moins, sont plus jeunes et plus ouverts d'esprits, ils comprendront. Les amis que vous connaissez depuis l'enfance, ceux en qui vous avez confiance et que vous voyez comme des personnes de cœur, réagissent de la même exacte façon que votre famille. Ils justifient l'injustice et l'esclavage, ils vous ridiculisent et vous rabaissent. Certains vous disent que vos propos sont injurieux, que vous ne respectez pas ceux qui travaillent dur pour faire continuer leur industrie, que vous devriez vous taire et respecter les blancs qui choisissent d'avoir des esclaves. On vous dit que vous êtes devenus intolérants et extrême. Vous n'en croyez pas vos oreilles, c'est l'injustice qui est extrême, et non le fait de se battre contre elle! Mais dans un monde où l'injustice est normalisée, la justice semble extrême.

Les personnes en qui vous aviez confiance, réagissent de la façon contraire à ce que vous aviez espéré : comment ces gens aimants et généreux ne voient-ils pas l'injustice derrière l'esclavage? Et pire, comment peuvent-ils la défendre?

Vous savez qu'ils ont été conditionnés par la société, par leur éducation et par l'État, mais comment ne pas les voir comme des personnes égoïstes, qui ne réfléchissent pas par eux-mêmes, et qui justifient l'injustifiable? Vous vous rappelez que ce sont des bonnes personnes, et qu'elles sont victimes du conditionnement sociétaire. Mais vous avez l'impression que le monde autour de vous a changé. L'État, qui devrait protéger chaque être humain et assurer la paix, se base ses lois sur des principes horriblement injustes. Les plus grands dirigeants, en qui vous aviez confiance, prônent la discrimination plutôt que la non-violence. Les gens autour de vous, que vous croyiez bienveillants et ouverts d'esprits, s'accrochent à des valeurs racistes et refusent de voir un autre point de vue. Le monde que vous croyiez être rempli de possibilités et de beaux moments à saisir, avec ses hauts et ses bas, mais rempli d'amour et de fraternité… ce monde est maintenant un monde de discrimination et de terreur. Et tous les jours, plusieurs fois par jour, des éléments vous ramènent à cette réalité : quand vous voyez les vêtements de coton des passants, quand vos professeurs à l'université parlent de l'importance de l'esclavage pour l'économie du pays, quand vos amis parlent de l'agrandissement des champs de leurs parents et de «leurs» nouveaux esclaves. Cela devient impossible pour vous d'échapper à cette nouvelle réalité qui vous révolte.

Parfois, vous aimeriez que tout revienne comme avant. Du temps où vous n'étiez pas conscient de l'injustice. Avant, vous voyiez le monde avec des lunettes roses : votre entourage, votre pays, et vous-mêmes, vous faisiez les meilleurs choix possibles pour vous et pour les autres, tout allait de soi, et vous viviez en harmonie avec les valeurs de vos proches. Maintenant, vous ne voyez que violence et injustice, et vous vous sentez éloignés de vos proches, comment retrouver cette proximité spirituelle avec eux, alors que vos valeurs vous semblent si différentes? Vous aimeriez retrouver ce confort social que vous procurait l'ignorance. Mais cette pensée vous donne honte, vous savez que c'est mieux d'être conscient de l'injustice, et vous vous dites que votre souffrance ne sera jamais pire que celle des personnes opprimées. Alors vous continuez à vivre dans un monde dystopique, en essayant d'inspirer les autres à ouvrir leurs yeux et à comprendre la vérité. Vous rêvez qu'un jour, le monde comprenne enfin et que les humains arrivent à se demander : «Comment est-ce possible qu'avant, cela était normal?».

Comment vous sentez-vous, après avoir lu cette mise en situation? Ces sentiments que l'on éprouve en découvrant l'injustice, et surtout en étant confronté au déni des autres devant l'injustice, sont des sentiments que vivent quotidiennement les personnes devenues véganes pour l'éthique animale. Depuis notre plus jeune âge, on nous apprend que les animaux sont des ressources : nous pouvons les manger, les emprisonner, les utiliser pour faire des tests, les tuer pour se vêtir de leur fourrure, voler leurs petits, leur lait, leurs œufs, leur miel, et les considérer comme des propriétés. On apprend que c'est normal, naturel et nécessaire de consommer la chaire des animaux, que c'est «le cycle de la nature». On apprend que la vie d'un animal est nettement moins importante que la vie humaine, et que cela justifie l'exploitation des animaux non-humains. Les véganes ont connu un événement déclencheur où ils ont remis en question cette nécessité de tuer et exploiter les animaux : ils ont ensuite appris qu'il est possible d'être en excellente santé sans consommer d'animaux ni leurs sécrétions, et ont donc réalisé que les humains ont le choix entre tuer ou non. La plupart des humains seraient d'accord pour dire qu'il est immoral de faire souffrir ou de tuer pour des raisons non nécessaires. Et c'est justement le principe du véganisme : nous n'avons pas à exploiter, utiliser et tuer les animaux, alors rien ne justifie que nous le fassions. On réalise que ce qu'on croyait être la vérité est en fait le résultat d'un conditionnement sociétaire. Et lorsque cette prise de conscience s'effectue, on comprend que la société entière banalise la souffrance animale : des milliers d'animaux meurent chaque jour pour un aliment non essentiel, et cela semble parfaitement normal pour la majorité de la population. On se heurte à la résistance des gens de notre entourage, qui préfèrent rester dans le déni et utiliser plusieurs excuses irrationnelles pour justifier leur consommation de chaire animale. Bref, en devenant végane, on devient conscient de la souffrance animale qui est banalisée, et on se le fait rappeler chaque jour par la viande, le lait et les œufs dans l'assiette de nos congénères, par les restaurants, les annonces, la législation, les émissions de cuisine…. On devient conscient d'une réalité qu'avant on ignorait, et notre perception du monde change complètement.

*Parenthèse : le but de cette mise en situation n'est pas de faire un parallèle entre l'exploitation animale et l'exploitation humaine. Le but est plutôt de créer une mise en situation où on peut s'identifier et reconnaître les sentiments éprouvés par quelqu'un souffrant de vystopie. Mais il existe en effet des points communs dans les idéologies discriminatoires que sont le spécisme et le racisme. D'ailleurs, certains seront peut-être choqués en lisant ce parallèle : comment peut-on comparer l'oppression humaine et l'oppression animale? Si vous vous reconnaissez, je vous invite à lire mon article sur le spécisme, qui explique pourquoi il s'agit d'une idéologie discriminatoire au même titre que le sexisme ou le racisme.

En lisant ce texte, vous avez probablement compris les émotions que l'on peut vivre lorsque notre vision du monde change. Quand notre perception est modifiée, notre réalité l'est aussi. Et c'est pour cela que l'on peut se sentir seul, à l'écart, ou éloigné si notre perception n'est pas celle de notre entourage. Mais s'il y a une chose à retenir pour ceux qui ressentent la vystopie, la voici : Souvenons-nous que notre perception n'a pas toujours été telle qu'elle l'est maintenant, et que chaque personne a la possibilité de vivre ce changement de perception également. Restons bienveillants, tout en inspirant et en nous levant contre l'injustice.

Est-ce que la vystopie est un sentiment dont on peu se départir? Je ne crois pas, tant que l'exploitation animale sera normalisée. Mais il existe des façons de se servir de ce sentiment pour le transformer en force positive, pour devenir un agent de changement. Si vous désirez en savoir plus sur la vystopie, je vous recommande le livre de Claire Mann, Vystopia (seulement disponible en anglais pour l'instant). C'est un ouvrage qui met en lumière toutes les situations que la vystopie peut nous faire vivre, et il nous donne les outils pour arriver à en tirer le meilleur possible.

La vystopie peut nous faire sentir seuls, impuissants, déprimés. Mais nous savons que la cause pour laquelle nous nous battons est juste, et que l'injustice ne peut pas durer pour l'éternité. Le mouvement antispéciste gagne en ampleur de jour en jour, et ça ne fera que s'amplifier! Je terminerai cet article avec cette citation de Gandhi : «D'abord, ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez».

Couverture : "Choix personnel" de manger la chair animale

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Je ne respecte pas le choix dit « personnel » de manger de la chair animale. Voici pourquoi.

D'un côté, nous avons les tenants du choix dit « personnel » qui croient que la consommation de chair animale est un choix banal qui n'implique que ceux qui le font. Ils clament qu'ils mangent ce qu'ils veulent. En opposition, les véganes, nous disons que nous devons considérer les animaux non humains comme les individus qui subissent les conséquences de ce choix et que nous ne mangeons donc pas qui nous voulons. Le véganisme respecte le droit des animaux humains et non-humains à leur intégrité physique et psychologique et d'agir selon leur nature.

La question est, quelles sont les caractéristiques qu'ont, ou n'ont pas, les animaux non humains qui font croire aux personnes revendicatrices du choix dit personnel qu'elles peuvent faire d'eux ce qu'ils veulent, comme leur faire subir le surpeuplement, le confinement en cage les empêchant de se mouvoir, un environnement insalubre, le manque de soins vétérinaires. L'absence fréquente de traitement des blessures et des maladies, le gavage, le transport sur de longues distances dans des conditions exiguës et stressantes à des températures de chaleur extrêmes qui causent des suffocations mortelles ou de gel où on doit couper ou gratter la peau pour libérer l'animal de la surface métallique du camion, la manipulation génétique pour une croissance rapide entraînant des problèmes de santé, la coupe de la queue sans anesthésie, l'écornage sans anesthésie, la castration sans anesthésie, le coupage du bec par des couteaux brûlants sans anesthésie, les ébouillantages vivants, ainsi que les méthodes de mise à mort atroces, telles que l'étourdissement électrique, l'égorgement, le broyage vivant et la suffocation dans des sacs en plastique.

La science et le bon sens nous disent que les animaux non humains sont des êtres sentients. C'est-à-dire des êtres conscients d'eux-mêmes qui sont capables de ressentir une gamme d'émotions telles que la joie, la tristesse, la peur et qu'ils peuvent souffrir. Dans le cas qui nous occupe ici, je ne saisis pas cet appel au choix personnel. La manière dont nous coiffons nos cheveux et le genre de musique que nous écoutons sont réellement des choix personnels. En revanche, on ne peut pas considérer cela un choix personnel lorsqu'il s'agit d'asservir, de terrifier, de torturer ou de tuer une tierce partie pour la manger elle ou ses sécrétions, alors que ce n'est pas nécessaire.

Exactement, il n'est pas nécessaire de se nourrir de chair animale pour être en santé, c'est plutôt l'inverse. Et c'est pour cela que le véganisme, qui n'est pas une diète, mais une philosophie de vie et un mouvement de justice sociale, n'est pas une question d'opinion, mais un impératif moral. Ce n'est donc pas sans raison que les véganes jugent très négativement ceux qui font le choix d'abuser des animaux, parce que faire souffrir et tuer inutilement et encourager la perpétuation des industries infernales est un choix parmi les plus cruels. Nous sommes à l'opposé du fameux « vivre et laisser vivre », dont certains se servent pour leur choix égocentré.

En outre, manger de la chair animale ne respecte pas le droit des générations futures à vivre dans un environnement relativement sain, et cela pour plusieurs raisons. Cela détruit les forêts, dégrade les sols, utilise une quantité d'eau incommensurable, crée une pollution massive, utilise la majorité, sinon la plupart des récoltes pour le bétail, ce qui entraîne une perte de biodiversité et crée plus de gaz à effet de serre que le secteur de tous les transports réunis, incluant les automobiles, les trains, les bateaux ainsi que les avions. Seulement une partie des récoltes utilisées pour le bétail pourrait nourrir directement la population mondiale. Il est également important de prendre en compte les risques exacerbés d'une nouvelle ère de résistance aux antibiotiques provoquées par l'industrie de la chair animale.

À vous qui écoutez présentement, j'adresse la question que j'ai posée plus tôt, quelles sont les caractéristiques qu'ont ou n'ont pas les animaux non humains qui vous font croire que vous pouvez faire d'eux ce que vous voulez. Je répète, quelles sont les caractéristiques qu'ont ou n'ont pas les animaux non humains qui vous font croire que vous pouvez faire d'eux ce que vous voulez.

Couverture : Imposer notre style de vie aux autres

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On nous demande fréquemment pourquoi nous, les véganes, imposons notre mode de vie aux autres. D'abord, je pense que la question est plutôt pourquoi nous souhaitons et pensons que toute personne doit être végane. Il est évident que nous ne pouvons pas forcer les gens à étendre leurs considérations morales aux autres animaux et à essayer de développer de l'empathie et de la compassion pour leurs victimes.

On entend souvent, aussi, des gens dirent qu'ils respectent notre choix d'être véganes et que nous devrions respecter leur choix de ne pas l'être. Cela démontre qu'ils ne comprennent pas ce qu'est le véganisme. Le véganisme n'est pas qu'un simple régime alimentaire, mais un impératif moral qui demande de respecter le droit des animaux non humains à leur intégrité physique et psychologique. Autrement dit, respecter leur droit de vivre et d'agir selon leur nature sans être exploités de quelques façon que ce soit. Il serait donc illogique pour nous de respecter ce que nous considérons comme étant immoral ou cruel. Ce serait comme de dire que, malgré que nous soyons contre le racisme, le sexisme, le viol, l'abus des enfants et des personnes âgées ainsi que l'oppression des minorités, nous devrions respecter le choix d'autres personnes d'être racistes, sexistes, de violer, d'abuser des enfants et des personnes âgées ou d'opprimer les minorités.

Nous n'essayons pas de dire à personne quoi manger, quoi porter comme vêtements, ni comment se divertir ou quoi utiliser comme cosmétiques, produits ménagers ou médicaments, mais de faire prendre conscience au plus grand nombre de personnes possible qu'il n'y a pas de caractéristiques qui différencient les animaux humains des animaux non humains qui justifient l'oppression de ces derniers qui sont aussi des êtres **sentients** conscients de leurs expériences et capables d'éprouver des sensations telles que la douleur, le plaisir, la joie, la peur et la souffrance. Nous déplorons le spécisme, c'est-à-dire la discrimination basée sur l'espèce. Nous voulons que les droits des individus de toutes espèces soient égaux là où les besoins sont les mêmes.

Couverture : Face à la souffrance animale, comment réagissez-vous?

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Bien que les avantages du véganisme pour la santé et l'environnement soient scientifiquement incontestables, il est crucial de comprendre que cette philosophie de vie repose avant tout sur un principe éthique fondamental qui est d'éviter au maximum l'exploitation, la souffrance et la mort des autres animaux. Il s'agit de ne pas contribuer au cycle cruel de l'offre et de la demande, notamment en ce qui concerne leur corps, leur cadavre et leurs sécrétions, sachant, cela a été aussi prouvé scientifiquement, qu'ils sont des êtres sentients capables de ressentir diverses émotions telles que la joie, la tristesse et la peur et qu'ils peuvent vivre des expériences conscientes.

Lorsque nous prenons conscience de la vérité sur ce à quoi nous participons, notre première réaction devrait être celle de nous informer immédiatement, afin de pouvoir éviter autant que possible, et dès maintenant, l'utilisation des animaux pour leur corps, par exemple, pour des tests de produits toxiques, leurs cadavres et leurs sécrétions pour la consommation alimentaire, leur peau et leurs plumes pour la confection de vêtements, leur exploitation pour les zoos et les delphinariums. Nous devons donc nous renseigner pour savoir si une alimentation végétalienne est saine et praticable dans l'intention de modifier sans attendre, le cas échéant, notre comportement alimentaire.

Ensuite, une fois qu'on a la connaissance que non seulement une alimentation végétalienne est effectivement saine et praticable, mais qu'elle offre même des avantages notables pour la santé comparée à une alimentation incluant de la chair, nous devons modifier, et sur le champ, nos habitudes en tant que consommateurs. Cela semble aller de soi : qui, à l'exception de sociopathes ou de psychopathes, ne voudrait pas arrêter le plus tôt possible de causer tant d'horribles souffrances inutiles? Malheureusement, à ma stupéfaction, la plupart des personnes que je rencontre démontrent une attitude égoïste et ne manifestent que peu, très peu ou pas du tout d'empathie, lorsque cela implique, par exemple, de modifier leur comportement de consommation ou, comme elles le disent, de se priver de certaines choses.

Plutôt que de mettre la priorité sur l'arrêt potentiel des injustices et de tout le mal infligés aux animaux non humains dont elles sont responsables et qu'elles encouragent, elles mettent l'accent sur les pertes qu'un changement pourrait leur occasionner. Même les personnes dont on avait précédemment reconnu la cohérence du discours sur différents sujets et même décelé une part de bonté dans certaines situations font, dès le départ et de manière persistante, preuve de mesquinerie et de médiocrité. La plupart d'entre elles ne veulent pas avoir une conversation sérieuse sur la question. En outre, beaucoup d'entre elles tournent en dérision les efforts des activistes qui militent pour le droit des animaux à vivre selon leur nature et le droit à leur intégrité physique et psychologique. Elles tiennent, entre autres choses, des propos immatures tels que : « Ce soir, je vais doubler ma portion de steak. » Nombreuses, aussi, sont les personnes qui poussent l'absurde jusqu'à trouver le moyen d'être offusqués, voire pire, parce qu'on juge que leur comportement est immoral.

Pourtant, malgré l'importantes résistance qu'ils ont rencontrées, les activistes ont joué et continuent de jouer un rôle clé dans la lutte contre les grandes injustices. Ils ont dénoncé l'esclavage, le racisme, la ségrégation et le sexisme, ainsi que les discriminations envers les homosexuels et les minorités contribuant à des changements légaux et sociétaux qui améliorent la qualité de vie des personnes concernées. Mais voici, c'est maintenant à elles qu'on demande d'étendre leurs considérations morales et de s'attaquer à des formes d'oppressions et de discriminations qu'on a globalement négligées depuis trop longtemps. Si elles étaient à la place de leurs victimes, elles supplieraient qu'on parle en leurs noms pour les soustraire à une existence misérable, de maltraitance et de torture. Très peu d'entre elles sont curieuses de vérifier si la philosophie de vie et de justice sociale dont on parle avec tant de passion n'aurait pas sa raison d'être? Leur spécisme, discrimination fondée sur l'espèce, les amène à considérer les intérêts des humains comme justifiés, même lorsque ceux-ci causent d'indicibles supplices aux individus d'autres espèces.

Voici une liste non exhaustive d'excuses dont on se sert pour justifier l'abus des autres animaux, qui non seulement ne sont pas valides, mais qui démontrent souvent un manque de logique flagrant si on prend honnêtement le temps de s'informer et d'y réfléchir.

  • La santé (protéines, vitamines ou autres nutriments essentiels).
  • La perception que certains aliments végétaliens sont préjudiciables pour la santé.
  • L'optimalité de la santé.
  • Le fait de faire de la musculation ou d'autres sports.
  • Le naturel.
  • L'omnivorisme (y compris l'idée des canines).
  • La chaîne alimentaire.
  • L'idée que certains animaux nous mangeraient s'ils en avaient l'occasion.
  • L'observation que les animaux se nourrissent d'autres espèces.
  • Le fait que les animaux ne seraient pas des agents moraux.
  • L'idée que les animaux n'ont pas un niveau équivalent d'intelligence que les humains.
  • L'idée que les animaux ne contribueraient pas à la société.
  • L'idée que les animaux ne ressentent pas la douleur de la même manière que les humains.
  • L'idée que les animaux sont destinés à être mangés.
  • Les croyances religieuses prônant la domination des humains sur les animaux.
  • Le prétendu coût élevé d'un régime végétalien ou son association avec des privilèges.
  • L'idée que certains groupes de personnes vivent dans des endroits où on ne peut pas être végétalien.
  • La praticabilité.
  • La légalité.
  • La popularité.
  • La tradition.
  • Les habitudes alimentaires.
  • La conformité aux normes sociales.
  • L'idée que les plantes pourraient souffrir.
  • Le plaisir gustatif.
  • Les réticences à renoncer au fromage ou à d'autres produits d'origine animale.
  • Les préférences personnelles contre le tofu ou certains légumes.
  • L'étiquette de l'extrémisme associée au véganisme.
  • La perception du véganisme comme étant une religion.
  • La perception du véganisme comme n'étant qu'une mode temporaire.
  • Le manque de temps pour cuisiner végétalien.
  • Les prévisions de surpopulation ou d'extinction de certaines espèces en cas d'abandon de la consommation d'animaux.
  • L'argument de l'âge avancé comme obstacle au changement.
  • Le scepticisme quant à l'impact individuel du véganisme.
  • Les animaux tués lors des récoltes.
  • L'idée que certains animaux ne survivraient pas dans la nature ou qu'ils y subiraient une mort atroce.
  • L'affirmation que les animaux mourront de toute façon.
  • L'idée que les animaux ayant eu une vie agréable ou qu'ils auraient été bien traités peuvent être tués humainement à un faible pourcentage de leur vie potentielle sans objection morale.
  • Les pesticides.
  • La mention de fermes biologiques, durables ou avec d'autres étiquettes.
  • L'idée que les agriculteurs perdraient leur emploi.
  • L'idée qu'il faut s'occuper des causes humaines avant tout.

Les personnes utilisant de telles excuses pour justifier l'exploitation et la souffrance des animaux non humains, la plupart du temps sans même les examiner sérieusement, ne semblent pas pouvoir, ou vouloir, se mettre à la place de leurs victimes. Toutefois, il est possible pour une personne initialement égoïste, peu empathique et égocentrique de développer ces traits de personnalité en pratiquant l'autoréflexion et en recevant des retours d'information et du renforcement positif de personnes de confiance. Cela l'aiderait à prendre conscience de ses comportements égoïstes et à encourager de petits gestes de gentillesse. Elle pourrait également s'inspirer de personnes qu'elle estime ou admire, qui font preuve d'empathie et peut-être même de compassion envers les individus de toute espèce. De même, vivre dans un environnement social favorable faciliterait sa transformation.

Une personne qui résiste à ce changement aura évidemment du mal à adopter des comportements plus moraux. La dissonance cognitive semble exacerber cette résistance chez plusieurs personnes.

La dissonance cognitive fait référence à un état psychologique inconfortable qui survient quand une personne éprouve des conflits internes par rapport à la contradiction entre ses croyances, ses valeurs et ses attitudes. Exemple : elle croit fermement en l'éthique animale et en la protection des animaux, mais continue de consommer des « produits » d'origine animale. Elle peut ressentir un conflit interne entre ses valeurs morales et ses actions quotidiennes. La dissonance cognitive se manifeste alors par un sentiment d'inconfort ou de tension psychologique, pouvant pousser la personne à rationaliser ses choix, à chercher des excuses pour justifier son comportement contradictoire et à ne plus penser aux

Couverture : Vous vous sentez offensés?

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Vous vous sentez offensés parce que nous vous questionnons et vous informons sur la cruauté que vous encouragez et imposez aux animaux non humains ? Nous attendons vos arguments. Si vous ne donnez pas de nouvelles, nous n 'avons d 'autre choix que de considérer que vous n 'avez pas reçu l 'information urgente, et il est de notre devoir de vous la soumettre à nouveau.

Vous devriez nous remercier de croire que vous avez la capacité et la volonté de ne pas risquer de retarder de faire le lien, le cas échéant, entre votre mode de vie de consommateur et d 'oppresseur et d 'envisager que vous ne désirez pas consciemment faire tant de mal. Qui ne voudrait pas évoluer aussi vite que possible pour éviter de causer toute souffrance inutile ? N 'êtes-vous donc pas reconnaissants envers les personnes qui ont contribué et contribuent à diminuer les impacts négatifs des grandes injustices sociales telles que l 'esclavage et les ségrégations de toutes sortes ?

Nous parlons pour les autres animaux de la même façon que vous aimeriez que nous parlions pour vous, si vous étiez à leur place. Si on s 'apprêtait à plonger vous, votre famille et vos amis dans un bassin d 'eau bouillante, préféreriez-vous que nous choisissions une approche patiente basée sur un changement progressif, en cherchant à sauver les générations futures, vous laissant ainsi périr péniblement, ou une méthode directe sans euphémisme en espérant vous sauver, vous aussi ?

Si vous n 'êtes pas végane, la moindre des choses est de vous informer et de réfléchir à ce qui vous fait croire que vous pouvez opprimer des êtres sentients, c 'est-à-dire des êtres conscients capables d 'émotions, d 'amour, d 'aspirations et d 'expériences subjectives, simplement parce qu 'ils ne sont pas de la même espèce que vous.

Si vous êtes végane, faites-vous entendre autant que possible. Si vous vous taisez, vous dites à vos proches et à toute personne que vous croisez que le choix d 'asservir, de maltraiter et de torturer est banal et acceptable.

Couverture : Lettre brise-cœur d'un employé de fourrière

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Je crois que notre société a besoin qu'on attire son attention là-dessus. En tant que responsable d'une fourrière, je vais partager quelque chose avec vous... un regard de l'intérieur, si vous me le permettez.

Tout d'abord, **tous les vendeurs/éleveurs d'animaux devraient travailler au moins UN JOUR dans une fourrière.**

Peut-être qu'en voyant ces regards tristes, perdus... les yeux troublés, vous changeriez d'avis sur l'élevage et la vente à des personnes que vous ne connaissez même pas.

Ce chiot que vous venez de vendre finira probablement dans ma fourrière quand il ne sera plus une jolie boule de poils.

Alors... comment vous sentiriez-vous si vous saviez qu'il y a **90% de chances que ce chien ne sorte jamais de la fourrière** s'il y arrive seulement ? Qu'il soit de race ou non. **50% des chiens qui entrent dans mon centre, abandonnés ou venant de la rue, sont de race pure**...

Les excuses les plus fréquentes que j'entends sont :

-“Nous déménageons et nous ne pouvons pas emmener notre chat/chien”.

**Vraiment ?** Où déménagez vous pour ne pas pouvoir prendre d'animal et pourquoi avoir choisi cet endroit et pas un autre où vous pourriez le garder ?

-“Le chien est devenu plus grand qu'on pensait”. **Et quelle taille croyiez-vous qu'un Berger allemand avait ?**

-“Je n'ai pas de temps pour m'en occuper” - C'est vrai ? **Je travaille 10 ou 12 heures par jour et j'arrive quand même à trouver du temps pour mes 6 chiens.**

-“Il nous abîme toute la cour” - Pourquoi ne le prenez vous pas à l'intérieur avec vous ?

On me dit toujours “Pas la peine d'insister pour lui trouver un foyer, **nous savons qu'il sera adopté, c'est un bon chien**”

Ce qui est triste c'est que **votre animal ne sera PAS adopté**.... et savez-vous combien une fourrière est stressante ?


Laissez-moi vous raconter :

L'animal a **72 heures pour trouver une nouvelle famille** à partir du moment où vous la laissez. Parfois un peu plus si la fourrière n'est pas pleine et arrive à se débrouiller pour le garder en parfaite santé.

S'il prend froid, **il meurt**.

Il sera confiné dans une petite cage, entouré des aboiements et des pleurs de 25 autres.

Il devra se débrouiller seul pour manger et dormir.

Il sera déprimé et **pleurera constamment sur la famille qui l'a abandonné**.

S'il a de la chance, et si j'ai assez de bénévoles, il pourra être sorti de temps en temps.

Sinon, **il ne recevra aucune attention**, sauf une assiette de nourriture glissée sous la porte de la cage et quelques giclées d'eau.

Si le chien est grand, noir ou d'une race "bull" (pitbull, mastin…), **vous l'avez conduit à la mort du moment qu'il a passé la porte**. Ces chiens ne sont généralement pas adoptés. Peu importe qu'il soit "doux" ou "dressé"...

Si le chien n'est pas adopté dans les 72 heures suivant son entrée et que le refuge est plein, **il sera sacrifié**.

Si le refuge n'est pas plein et que le chien est suffisamment gentil et d'une race attractive, il est possible que son exécution soit repoussée, mais pas pour longtemps.

La plupart des chiens sont mis en cages de protection et sont **sacrifiés s'ils montrent la moindre agressivité**.

Même le chien le plus calme est capable de changer dans un tel environnement.

Si votre chien est contaminé par la toux du chenil (traquéobronchite infectieuse canine) ou toute autre infection respiratoire, **il sera sacrifié immédiatement**, simplement parce que les fourrières n'ont pas les moyens de payer des traitements à 150 euros.


Et voici quelque chose sur l'euthanasie pour ceux qui n'ont jamais été témoins de comment un animal parfaitement sain sera sacrifié :

En premier lieu, il sera sorti de sa cage en laisse.

Les chiens pensent toujours qu'ils vont se promener, ils sortent heureux, remuant la queue... jusqu'à ce qu'ils arrivent à la "chambre", là **ils freinent tous des 4 pattes**.

Ils doivent sentir ou capter la mort ou sentir les âmes tristes qui ont été laissées là. C'est bizarre mais ça arrive avec tous sans exception.

Le chien ou chat sera tenu par 1 ou 2 techniciens vétérinaires, en fonction de sa taille et de sa nervosité.

Ensuite, un spécialiste de l'euthanasie ou un vétérinaire entamera le processus de trouver une veine dans sa patte avant et il lui injectera la dose de **“substance rose”**.

Espérons que l'animal ne prenne pas peur en se sentant immobilisé. J'en ai vu **se griffer eux-mêmes et finir couverts de leur propre sang**, rendus sourds par les aboiements et les cris.

Tous ne “dorment” pas immédiatement. Parfois ils sont pris de spasmes pendant un instant et **se souillent**.

Une fois terminé, le cadavre de votre animal sera **empilé comme un bout de bois, dans un grand congélateur**, avec tous les autres animaux en attendant qu'on vienne les chercher comme des déchets.

Qu'arrive-t-il ensuite ? Il sera incinéré ? Ils le conduisent à la décharge ? Ils le transforment en nourriture pour animaux? **Vous ne le saurez jamais et vous ne vous poserez probablement jamais la question.**

Ce n'était qu'un animal et vous pouvez toujours en acheter un autre, non ?


J'espère que si vous avez lu jusqu'ici, **vous avez eu les yeux troublés** et que vous ne pouvez pas vous sortir de la tête les images qui occupent mon esprit tous les jours quand je rentre chez moi après le travail.

**Je déteste mon travail, je déteste qu'il existe** et je déteste savoir qu'il existera toujours à moins que vous changiez et vous rendiez compte des vies que vous gâchez, bien plus nombreuses que juste celle que vous laissez à la fourrière.

**Entre 9 et 11 millions d'animaux meurent quotidiennement dans les fourrières et vous êtes les seuls à pouvoir arrêter cela.**

Je fais tout mon possible pour sauver les vies que je peux mais les refuges (fourrières) sont toujours pleins et chaque jour il y a **plus d'animaux qui entrent que ceux qui sortent**.

Je veux juste insister sur ce point : **NE FAITES PAS D'ELEVAGE OU N'ACHETEZ PAS D'ANIMAUX TANT QU'IL Y EN A QUI MEURENT DANS LES FOURRIERES.**

Détestez-moi si vous voulez. La vérité est douloureuse et la réalité est ce qu'elle est.

J'espère juste qu'avec ce texte au moins une personne aura changé d'avis sur l'élevage et l'abandon de son animal dans une fourrière ou sur l'achat d'un chien.

Espérons qu'un jour quelqu'un vienne à mon travail et me dise **"j'ai lu cela et je veux adopter"**. Ca vaudrait la peine.

Si vous voulez que la situation change, renvoyez ce texte à tous vos contacts.

Jazz M. Onster

Couverture : PRODUITS LAITIERS

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De nombreuses études scientifiques, menées dans divers domaines comme la biologie, la psychologie animale et les neurosciences, ont apporté des preuves solides de la capacité des animaux non humains, dont les vaches, à ressentir des émotions complexes et à avoir une conscience. Les vaches démontrent la capacité de former des liens sociaux avec leurs pairs, et cette capacité s'étend à leurs interactions avec les humains. Par exemple, elles peuvent se souvenir des individus, humains ou non, avec qui elles interagissent et réagir différemment en fonction de leurs expériences passées avec eux.

Pour produire du lait, les taureaux sont masturbés à la main ou avec un électro-éjaculateur inséré dans l'anus jusqu'à l'éjaculation. Les vaches sont confinées et inséminées de force. Des ouvriers insèrent un bras dans le rectum de la vache pour positionner et maintenir l'appareil reproducteur de l'intérieur. Ensuite, une tige métallique ou en plastique est insérée à travers le vagin et le col de l'utérus, pour déposer le sperme du taureau dans l'utérus.

Dans certains cas, lorsque les agriculteurs n'ont que quelques vaches, elles s'éloignent le plus possible dès qu'elles se rendent compte que le vétérinaire arrive. Elles se souviennent du pistolet à sperme utilisé sur elles lors des interventions passées. Puis, on leur vole leur veau afin que le lait, destiné au veau, puisse plutôt être vendu et consommé par les humains, laissant les mères désemparées, criant de douleur pendant des jours, parfois des semaines.

Les bébés qui leur sont enlevés, privés du lait et de l'affection de leur mère, sont isolés dans des stalles individuelles dans des parcs à veaux. Ils sont nourris d'un mélange de lait de soja, écornés, souvent sans anesthésie, et fréquemment castrés. Par exemple, sans anesthésie, une incision est pratiquée dans le scrotum pour enlever les testicules en coupant les cordons spermatiques et vasculaires qui les attachent. Considérés comme des sous-produits de l'industrie laitière, ils sont abattus peu après la naissance ou condamnés à une courte vie de souffrance avant d'être tués et coupés en morceaux. La plupart des veaux femelles sont destinés au même sort que leurs mères.

Les vaches sont maintenues en gestation et inséminées artificiellement de manière répétée. Ces cycles fréquents et forcés, ainsi que leurs conditions de vie et les exigences de la production intensive, leur causent des problèmes de santé majeurs. Elles souffrent de nombreuses maladies et blessures, y compris des infections du pis (mammite), qui sont courantes et extrêmement douloureuses. Les vaches sont souvent attachées à des dispositifs de traite qui causent des abrasions ou des chocs électriques douloureux lorsqu'ils sont mal entretenus ou ajustés. Leurs trayons surnuméraires sont coupés, et leurs cornes sont généralement coupées, souvent sans anesthésie. Les plaies de l'écornage sont ensuite cautérisées pour prévenir les infections. Dans certaines fermes, leurs queues sont également coupées sans anesthésie. Elles passent souvent la majorité de leur vie sans exercice, sur du ciment ou du métal, parfois dans leur propre urine et leurs excréments, ce qui les rend boiteuses dans la plupart des cas.

Après environ cinq ans, elles sont épuisées, alors qu'elles pourraient normalement vivre une vingtaine d'années, et sont abattues pour devenir de la viande bon marché. Pour augmenter le profit, il est souvent arrangé que les vaches soient enceintes et que leur veau soit prêt à naître au moment de l'abattage. Certaines vaches, appelées fistulées, ont les flancs percés et scellés par un bouchon qui peut être ouvert et fermé, permettant un accès direct à l'estomac ou à d'autres parties du système digestif de la vache.

En plus de tout cela, voici ce à quoi contribuent et soutiennent les consommateurs de produits laitiers. Les travailleurs des fermes laitières, confrontés à des conditions de travail difficiles et à des pressions intenses pour la productivité, peuvent parfois, même souvent, s'engager dans des actes de maltraitance animale. Les vaches, lorsqu'elles résistent aux procédures, peuvent être soumises à des traitements brutaux tels que des coups de poing et des coups, la torsion de la queue, ou être piquées avec une fourche.

Les vaches souffrent du stress, de la peur et de la brutalité, que la ferme soit étiquetée biologique, en plein air, nourrie à l'herbe ou traitée avec amour. Sans recourir à des raccourcis et à certaines méthodes d'élevage inacceptables et non éthiques, les fermes ne seraient pas rentables.

Une fois à l'abattoir, les vaches sont confrontées à des conditions souvent stressantes et à des méthodes d'abattage violentes et cruelles. Des enquêtes sous couverture révèlent également régulièrement des actes de maltraitance animale dans ces installations, tout comme dans les fermes, tout au long du processus de production. Il y a plus de souffrance dans un verre de lait ou un morceau de fromage que dans un morceau de viande, car même si les animaux utilisés pour leur viande ont aussi une vie misérable et sont tués dans la terreur et la douleur, ils meurent jeunes.

Avant de prétendre qu'une ferme particulière traite les vaches de manière soi-disant éthique, il est essentiel de vérifier minutieusement auprès de sources fiables qui n'ont aucun conflit d'intérêts, comme les organisations de défense des droits des animaux. Cette précaution est d'autant plus cruciale lorsqu'on envisage, de manière déplorable, de consommer leurs carcasses ou leurs sécrétions, ce qui serait paradoxal car il n'est pas possible d'asservir ou de tuer un animal de manière éthique.

Il ne s'agit pas de comparer les valeurs intrinsèques des humains et des autres animaux, mais de traiter chaque individu de manière égale là où leurs intérêts sont égaux. Tout comme les humains, les vaches ont intérêt à éviter l'esclavage, à éviter la souffrance et à vivre pleinement.

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