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ÊTRES SENSIBLES ET CONSCIENTS Les porcs sont des animaux amicaux, loyaux et intelligents qui obtiennent systématiquement de meilleurs résultats que les chiens et certains chimpanzés lors de tests d'apprentissage. Ils sont de nature très propre, vivent en petits groupes familiaux et aiment jouer et explorer leur environnement.

PRISON Cependant, ils sont privés de tout ce qui leur est naturel. Ils ne voient parfois jamais le soleil et ne respirent jamais d'air frais. Dans presque tous les cas, les porcs vivent parqués et entassés dans des enclos en béton mornes ou dans des hangars surpeuplés dans un état d'hygiène déplorable : enclos immondes, accumulation de fientes, profusion de mouches, eau stagnante. Des cadavres de porcs de tous âges, adultes ou porcelets, jonchent le sol. Certains sont dans un état de décomposition avancé, laissés parmi les animaux vivants.

PHARMACOLOGIE De nombreux antibiotiques sont utilisés (certains sont classés comme étant d'une importance critique par l'OMS). Des hormones de croissance (dexaméthasone, un produit dopant interdit pour les athlètes) sont également présentes dans l'élevage. 20 % des porcs meurent entre la naissance et l'âge du départ pour l'abattoir.

SANTÉ MENTALE et SES CONSÉQUENCES La frustration et le stress causés par ce confinement extrême peuvent conduire à des comportements agressifs, tels que : des bagarres, le caudophagie (mordre la queue des congénères), mordre les oreilles des congénères, ou encore des stéréotypies (mouvements répétitifs pathologiques). Les porcs présentant des plaies ouvertes sont mangés par leurs congénères. Les porcs mâles éprouvent une douleur chronique à cause de la pose d'un anneau dans leur groin.

TORTURE Pour limiter les conséquences de ces attaques, les porcelets mâles et femelles sont presque systématiquement soumis à deux types de mutilations, pratiquées à vif, dès le plus jeune âge : la coupe des queues pour éviter la caudophagie (cette mutilation génère des douleurs chroniques similaires à celles décrites chez l'homme après une amputation) et le meulage (ou « broyage ») des dents pour éviter les blessures aux mamelles des truies (cette mutilation peut provoquer des douleurs tardives associées à des réactions inflammatoires et des abcès).

TRANSPORT Lorsqu'ils n'ont que quelques mois, ils sont emmenés à l'abattoir où ils sont gazés à mort dans un puits de CO2 ou suspendus la tête en bas et égorgés. Certains sont transportés vivants sur des navires lors de longs voyages, souffrant souvent de températures extrêmes. Ils sont privés de nourriture, d'eau et de soins vétérinaires, et beaucoup tombent gravement malades ou meurent pendant le voyage. On a vu des porcs morts et mourants (mais encore conscients) être jetés par-dessus bord.

« Au plus fort de l'hiver, il y a toujours des porcs collés aux parois et au plancher des camions, alors vous y allez avec des fils de fer ou des couteaux et vous coupez dans la chair pour les détacher. Les porcs sont vivants quand vous faites ça. » témoigne un travailleur d'abattoir.

VIOL, ENLÈVEMENT, ABUS Les truies mères sont inséminées de force à plusieurs reprises. Chaque portée de porcelets leur est retirée après seulement quelques semaines, puis envoyée dans des enclos d'engraissement avant de partir pour l'abattoir. Pendant et après la mise bas, les truies sont confinées dans des cages de gestation si étroites qu'elles ne peuvent même pas se tourner vers leurs petits, et encore moins satisfaire leur instinct de nidification.

Les pattes des porcelets nouveau-nés se coincent dans les fentes du caillebotis (sol ajouré). Beaucoup meurent à la naissance, parfois écrasés par leur mère.

EXPÉRIMENTATIONS Dans les laboratoires, les porcs utilisés pour l'expérimentation se voient inoculer des maladies, sont soumis à des conditions déclenchant la dépression, ou sont mutilés pour servir de modèle d'enseignement pour des techniques de chirurgie plastique ou pour guérir des plaies. Ils sont également utilisés dans d'atroces tests militaires au cours desquels ils reçoivent plusieurs coups de feu et sont soumis à des explosions provoquant de graves blessures pour tester des méthodes de traitement.

LE CUIR Le cuir est un coproduit lucratif de l'industrie de la viande, ainsi les porcs endurent toutes les atrocités de l'élevage intensif avant d'être tués et que leur peau soit utilisée pour fabriquer des vêtements, des chaussures et d'autres articles de maroquinerie en « porc » ou en « peau de suède ».

ABATTOIR À l'abattoir, les porcs sont suspendus par les pattes arrière avant d'être tués. Les employés sont si pressés qu'ils les étourdissent mal, et ainsi ils reprennent connaissance et sont conscients au moment où ils sont saignés à mort et plongés dans l'eau bouillante.

PRODUCTIVITÉ Dans l'industrie porcine, les gains de productivité obtenus par la zootechnie (sélection génétique, alimentation, techniques d'élevage, etc.) semblent illimités. Année après année, ils continuent de progresser dans les élevages de porcs, au détriment de la santé animale.

Alors que les truies d'élevage « produisaient » 16 porcelets par an en 1970, elles en donnent aujourd'hui 29. Pour atteindre de tels chiffres, les porcelets sont sevrés toujours plus tôt, et l'intervalle entre le sevrage et la nouvelle saillie est constamment réduit. Les truies épuisées sont envoyées à l'abattoir à l'âge de 33 mois.

Les porcs à l'engrais grandissent également plus vite : il leur faut aujourd'hui 165 jours pour atteindre un poids de 100 kg, contre 200 en 1970. Les pauvres porcelets, considérés comme non viables, sont euthanasiés par assommage contre un mur, sur le béton ou avec une masse.

COMME ANIMAUX DE COMPAGNIE Ceux qui sont utilisés comme animaux de compagnie seront souvent abandonnés par leurs propriétaires lorsque leur grande taille les aura rendus « encombrants ». Les éleveurs font souvent reproduire des porcs très jeunes pour tromper les acheteurs venant voir la portée et leur faire croire que les parents sont des porcs de taille adulte.

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