et les barres obliques inversées (\) devant chaque apostrophe :
Barbarie, oui, mais un art, non ! Corrida : Une tradition qui doit s'arrêter immédiatement. Sur le site Web du CRAC EUROPE COMITÉ RADICALEMENT ANTI CORRIDA, nous apprenons, du moins en grande partie, le calvaire des taureaux sélectionnés pour cette mise à mort sordide et cruelle.
ÉLEVAGE : Lors de l'élevage, les taureaux sont sevrés avec des bâtons dans le nez pour les empêcher de téter. Ils sont marqués au fer rouge et les marques aux oreilles sont parfois découpées au couteau. Les taureaux peuvent également être soumis à un exercice de marche forcée quotidien afin de les endurcir.
TRANSPORT : Le transport des taureaux vers les villes taurines est une épreuve douloureuse. Arrachés à leur environnement naturel, ces animaux sont enfermés dans des caisses de confinement en bois de moins de 2 m2. Les trajets depuis le sud de l'Espagne peuvent durer plusieurs jours et les animaux n'ont aucune possibilité de bouger. Parfois, on les fait même voyager sur une pente inclinée. Au-delà de la fatigue qui en résulte, ils ne reçoivent ni eau ni nourriture. Comme le transport a lieu principalement pendant la saison estivale, certains animaux entassés perdent jusqu'à 30 kg dans les camions surchauffés. En 2001, plusieurs taureaux déshydratés ont été retrouvés sans vie dans ces camions. Lorsqu'ils arrivent à l'arène, les taureaux sont ensuite expulsés à coups de bâton et d'insultes, avec la même délicatesse qu'à l'embarquement.
AVANT LE "COMBAT" : Avant le combat, certaines parties du corps de l'animal peuvent être affaiblies. Les cornes sont fréquemment sciées sur dix centimètres, puis le nerf est repoussé jusqu'à la racine, ce qui est très douloureux et, de plus, fait perdre aux taureaux leurs repères spatiaux. Des doses massives de sédatifs ou d'anti-inflammatoires sont également utilisées afin de permettre au taureau de mieux résister à la douleur qu'il devra subir. Les taureaux, qui ont une image mentale précise de la longueur de leurs cornes avant la mutilation, manqueront donc de toucher leurs tortionnaires lorsqu'ils essaieront de les corner, ce qui réduit le risque de blessure pour les toreros. De plus, comme les cornes du taureau sont très douloureuses, il hésitera à les utiliser pour repousser ses agresseurs. Pendant l'immobilisation dans la caisse de contention, les sabots peuvent également être limés ou même incisés. Des cales en bois sont ensuite insérées entre les sabots. Cette opération déstabilisera grandement l'animal, qui aura du mal à rester tranquille.
LE SPECTACLE" : Il n'est pas nécessaire d'être à une corrida pour comprendre ce qui s'y passe.
PREMIER ACTE (LE TERCIO DE PIQUE) : Dans le premier acte, deux picadors plantent des piques (les puyas) sur le taureau. Entre la quatrième et la septième vertèbre dorsale, les puyas sectionnent les muscles élévateurs et extenseurs du cou et, entre la quatrième et la sixième vertèbre cervicale, elles coupent les ligaments du cou. À chaque poussée du taureau, la pique s'enfonce un peu plus, jusqu'à 20 cm grâce à un mouvement de vissage. C'est ce qu'on appelle "travailler le taureau". Six à huit fois de suite, la pique creuse le dos de l'animal. Pour le torero, les bénéfices d'un "travail bien fait" sont énormes. En effet, le taureau ne peut plus bouger la tête et baisse la garde lors des différentes passes et démonstrations. Tout danger, ou presque, est éliminé. Un faux effet de "bravoure" est donné par l'impression que le taureau va charger à tout moment.
DEUXIÈME ACTE (LE TERCIO DE BANDERILLES) : Cette étape est généralement présentée comme un simple jeu consistant à planter des accessoires sur le dos du taureau. Communément appelés banderilles, ces accessoires sont en réalité des harpons de 5 ou même 6 centimètres de long, ornés de fleurs multicolores qui distraient l'attention du public. Le but honteux de ce "jeu" est de vider le sang de l'animal pour l'empêcher d'avoir une hémorragie interne à la suite du "travail" du picador. Il s'agit de s'assurer que le taureau ne lâche pas prise avant la fin du spectacle.
TROISIÈME ACTE (LE TERCIO DE MORT) : Le troisième acte se déroule dans la grande majorité des corridas : les corridas dites "espagnoles". Les péons effectuent à nouveau plusieurs passes devant le taureau. Ils stimulent encore un peu plus l'animal épuisé. Le matador attire et dirige les charges du taureau à l'aide de son tissu rouge, ridiculisant et humiliant davantage ce pauvre animal à bout de forces. Il lui fera ensuite baisser la tête "obéissamment" afin de planter son épée dans un garrot déjà ensanglanté. La mort apparaît alors comme une délivrance… et le matador - tueur en espagnol - comme un sauveur ! Mais souvent, l'arme est mal plantée. Elle peut ressortir par les flancs ou percer un poumon. La victime semble alors vomir son sang et meurt d'étouffement par hémorragie interne. Lorsque le premier coup d'épée ne tue pas assez vite, un péon se glisse derrière la victime et, d'un geste rapide, retire l'épée. Il la rend ensuite au matador qui recommencera la mise à mort. Il arrive que les taureaux reçoivent six à sept coups d'épée, voire plus ! Quand le taureau a l'"indécence" de ne pas tomber, ce qui arrive environ une fois sur trois, le tueur termine sa triste tâche à l'aide d'une épée spécifique, le descabello, plantée entre les deux cornes, pour lacérer le cerveau…
LES CHEVAUX : Lorsque des chevaux sont utilisés, ils sont très souvent blessés ou tués.